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l'opération "du masque au pouf" sur Rennes

Publiée le 25/02/2021

Dans la famille des producteurs recycleurs je ne suis pas peu fiĂšre de vous prĂ©senter le tout nouveau tout beau projet de recyclage de masques en tissu usagĂ©s en
 Poufs d’ameublement !

Mais parfaitement, vous avez bien lu : une Ă©quipe rennaise de choc et de charme va mĂ©tamorphoser 72 kilos de masques en tissu usagĂ©s en mobilier pour popotins. Le tout entiĂšrement inscrit dans l’économie sociale et solidaire, locale et circulaire : elle est pas belle la vie ?

DU MASQUE AU POUF : HISTOIRE D’ÉCOCONCEPTION

En fait, j’ai dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  vous parler d’un bout de ce projet en dĂ©cembre dernier. Souvenez-vous : je vous annonçais la mise en vente d’un rembourrage d’ameublement sur le site des couturiĂšres masquĂ©es. Nous avions crĂ©Ă© ce rembourrage Ă  partir des chutes de tissu du collectif grĂące Ă  la super broyeuse de l’Atelier commun.

 

Autant vous le dire tout de suite, nous avions dĂ©jĂ  une petite idĂ©e derriĂšre la tĂȘte
 Et oui, Ă  ce moment lĂ , la production de masques en tissu bat son plein dans toute la France. Pour faire face Ă  la pandĂ©mie, chacun s’équipe et ceux qui font le choix des masques lavables doivent prĂ©voir Ă  minima 2 masques par jour. Vous le savez, ces masques ont une durĂ©e de vie limitĂ©e et, aussi durables et Ă©cologiques soient ils, ce sont de futur dĂ©chets en devenir. La question qui nous triture l’esprit est simple : qu’allons nous en faire ?

Je me souviens qu’à l’époque, j’ai lancĂ© un mini sondage sur Facebook histoire de voir ce que chacun imaginait pour la fin de vie de ses masques. Logiquement, les gens ont pensĂ© au Relais, rĂ©fĂ©rent naturel pour le textile usagĂ©. Malheureusement, le Relais n’a pas tardĂ© pas Ă  me le confirmer : ils n’ont pas de filiĂšre de valorisation pour ces gisements.

Qu’à cela ne tienne : notre test de broyage est rĂ©ussi, nous « n’avons plus qu’à » identifier une solutions de dĂ©contamination et de rĂ©-emploi pour nous lancer !

GREEN CYCLETTE ASSURE LA GESTION DU PROJET

Vous vous en doutez, ce type de projet demande du temps pour identifier puis coordonner les diffĂ©rents partenaires nĂ©cessaires Ă  sa rĂ©alisation. Et du temps, nous en manquons tous Ă  ce moment lĂ . Rien de plus normal : le premier confinement nous a demandĂ© une capacitĂ© d’adaptation phĂ©nomĂ©nale et chacun doit Ă  la fois rattraper le retard accumulĂ©, gĂ©rer les nouvelles contraintes occasionnĂ©es par la pandĂ©mie et se dĂ©mener pour prĂ©server son activitĂ©.

De mon cĂŽtĂ© j’ai dĂ©cidĂ© de mettre la gomme sur mes activitĂ©s de coaching Ă©cologique et je tiens Ă  ce que mes accompagnements de transitions s’appuient sur des expĂ©riences de terrain. Je ne peux certifier que ce projet se rĂ©alisera un jour : les enjeux sont de taille et les solutions Ă  inventer ! Mais qui ne tente rien n’a rien, j’adore les challenges, la valorisation textile m’intĂ©resse de prĂšs et nos premiers tests sont concluants. Les couturiĂšres masquĂ©es, la Belle DĂ©chette et l’Atelier commun sont ok : Green Cyclette va mener ce projet Ă  bien !

DÉCONTAMINATION DES MASQUES

La premiĂšre Ă©tape clef est la dĂ©contamination des masques usagĂ©s. A ce sujet, les publications scientifiques sont unanimes : 5 jours d’isolement Ă©liminent le virus Ă  99,99 %. Pour une Ă©limination Ă  100 %, nous dĂ©cidons de doubler cet isolement avec un nettoyage Ă  60°.

J’entre en contact avec l’Esat de l’Espoir, voisin de la Belle DĂ©chette et de l’Atelier Commun. Je tiens Ă  faire appel Ă  des acteurs locaux de l’économie sociale et solidaire, leur service de blanchisserie est rodĂ©e, le projet leur plaĂźt : nous travaillerons ensemble. En plus de la deuxiĂšme Ă©tape de dĂ©contamination, leurs Ă©quipes s’occuperont de retirer les Ă©lastiques et les Ă©ventuelles barrettes de nez des masques. GrĂące Ă  eux, les masques seront prĂȘts pour le broyage que j’assurerai moi mĂȘme Ă  l’Atelier Commun.

VALORISER LA BOURRE D’AMEUBLEMENT

Riche de notre nouveau produit – notre bourre textile – je contacte rapidement plusieurs couturiĂšres pour leur demander conseil : quel serait selon elles le meilleur usage Ă  faire de cette bourre ? Margaux, nouvellement installĂ©e dans les locaux de comme un Ă©tabli, teste plusieurs choses. Suivant les besoins de ses clients, elle confectionne des galettes de siĂšge et un repose coude pour prĂ©venir les tendinites des graphistes numĂ©riques.

Cependant, le gisement potentiel est important et ces produits demandent trop peu de matiùre pour l’absorber. Il nous faut continuer à creuser.

LE DÉPARTEMENT D’ILLE ET VILAINE ENTRE EN SCÈNE

Si les couturiĂšres masquĂ©es se consacrent entiĂšrement Ă  la confection de masques, elles n’en n’oublient pas pour autant de communiquer Ă  propos de notre projet, rapidement relayĂ© par les mĂ©dias. De son cĂŽtĂ©, le dĂ©partement cherche une solution pour les 50 000 masques qu’ils ont distribuĂ©s Ă  leurs agents. Naturellement, nous prenons contact.

C’est une vĂ©ritable collaboration que nous entamons. TrĂšs soucieux de la gestion de ses dĂ©chets et du soutien aux acteurs de l’économie sociale et solidaire de son territoire, le dĂ©partement est attentif Ă  notre problĂ©matique principale : l’usage que nous allons faire de notre broyat de masques.

La mise en vente de notre bourre sur le site marchand des couturiĂšres masquĂ©es ne remporte pas le succĂšs escomptĂ©. De plus, les caractĂ©ristiques techniques (composition, poids, entretien) et les coĂ»ts de production de ce nouveau produit ne lui permettent pas d’entrer en concurrence avec les bourres d’ameublement dĂ©jĂ  prĂ©sentes sur le marchĂ©. Enfin, la commercialisation pour des particuliers demande une logistique et des conditions de stockage que je ne peux assurer.

LE MODÈLE CIRCULAIRE : LA RÉPONSE IDÉALE !

Comment transformer vos contraintes en atouts ? Voila bien une question que je pose rĂ©guliĂšrement aux personnes que j’accompagne. Ce coup ci, c’est dans ma tĂȘte qu’elle tourne cette question. Et un jour, c’est l’illumination !

Il faut dire que mes échanges avec Margaux sont fructueux : de fil en aiguille, nous pensons à de gros poufs : la matiÚre est suffisamment ferme et lourde, ce serait tout simplement idéal !

Ça tombe bien : aprĂšs plusieurs rendez-vous tĂ©lĂ©phoniques et Ă©changes de mails, j’ai rendez-vous avec mes interlocuteurs du dĂ©partement. Je leur fais part de mon raisonnement : le dĂ©partement souhaite participer au rĂ©-emploi de ses masques. Pourquoi ne pas imaginer un produit que le dĂ©partement pourra utiliser pendant de nombreuses annĂ©es ?

 

ValidĂ©e par le dĂ©partement, cette rĂ©ponse est adoptĂ©e ! Ni une, ni deux, j’appelle Margaux pour lui proposer de tester la rĂ©alisation d’un pouf d’ameublement avec le broyat des couturiĂšres masquĂ©es. Mi janvier, Margaux a terminĂ©, nous achĂšterons le tissu nĂ©cessaire Ă  la Belle DĂ©chette, notre boucle est enfin bouclĂ©e !

DE LA COLLECTE À LA LIVRAISON

DĂšs la rentrĂ©e de Janvier, le dĂ©partement a lancĂ© la collecte auprĂšs de ses agents. Selon les premiĂšres estimations, l’objectif de 72 kg de masques devraient ĂȘtre atteints d’ici quelques semaines. AprĂšs cinq jours d’isolement complet, les masques seront livrĂ©s Ă  l’Esat Bel Espoir, puis broyĂ©s Ă  l’Atelier Commun pour enfin ĂȘtre transformĂ©s en poufs dans l’atelier de Margaux. Le tout soigneusement confectionnĂ© dans du tissu achetĂ© Ă  la Belle DĂ©chette ! Date de livraison estimĂ©e : fin mai !

D’ici lĂ , je compte bien vous prĂ©senter plus en dĂ©tail les diffĂ©rents acteurs de ce projet, et vous tenir au courant de son avancĂ©e !

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