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Rennes: Pour inciter les conducteurs à covoiturer, la métropole va les rémunérer

Publiée le 19/11/2020
  • Une ligne régulière de covoiturage va être lancée en début d’année entre plusieurs communes au nord de Rennes.
  • Les conducteurs seront rémunérés un euro pour chaque trajet réalisé.
  • La rémunération mensuelle sera plafonnée à 40 euros.

L’épidémie de coronavirus n’a pas stoppé le covoiturage. Mais force est de constater que le contexte sanitaire a bien freiné son élan. Cela n’empêche pas la métropole rennaise de continuer à inciter les automobilistes à délaisser leur voiture solo pour les trajets du quotidien. « L’idée est de faciliter la pratique du covoiturage à travers notamment le développement d’aires mais aussi de récompenser les covoitureurs », souligne Matthieu Theurier, vice-président de Rennes Métropole chargé des transports et des mobilités. 

En guise de carotte, la métropole teste depuis plusieurs semaines un système d’accès privilégié au parking-relais des Préales pour tous les automobilistes voyageant à plusieurs. Elle s’apprête désormais à rémunérer les covoitureurs comme le lui permet la loi d’orientation sur les mobilités (LOM) promulguée fin 2019. L’expérimentation sera lancée en tout début d’année 2021 avec l’ouverture d’une ligne régulière de covoiturage entre les communes du Rheu, de Pacé, de Saint-Grégoire et de Cesson-Sévigné. Elle desservira notamment les secteurs Alphasis et ViaSilva, deux gros bassins d’emplois où l’offre de bus est assez faible et les bouchons très fréquents aux heures de pointe.

Une rémunération mensuelle plafonnée à 40 euros

Concrètement, la ligne Star’t fonctionnera comme une ligne de bus classique du lundi au vendredi de 7h à 20h avec des arrêts dédiés sur son parcours. Une fois le service mis en route, le conducteur déclarera au moment de partir son trajet. Sur le chemin, il pourra, à la lecture de panneaux lumineux ou via l’application, prendre connaissance d’un covoitureur en attente. Il recevra en échange une rémunération à hauteur d’un euro par trajet même s’il n’a embarqué aucun passager sur son trajet. « La rémunération mensuelle sera toutefois plafonnée à 40 euros, prévient Matthieu Theurier. Les covoitureurs ne sont en aucun cas des taxis ».

 

Pour les usagers, le service sera gratuit et ils bénéficieront même du programme de fidélité du réseau Star. Et pour ne pas les laisser en rade, la métropole s’engage à assurer leur trajet avec un véhicule du Star si jamais aucun conducteur ne venait à passer. « Le confinement bouscule les stratégies de mobilité et il faut tout mettre en œuvre dès maintenant pour éviter que le réflexe de la voiture solo ne revienne quand la crise sera passée », souligne Matthieu Theurier.

 
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