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En Bretagne, l’immobilier repart fort et ça devrait durer

Publiée le 13/06/2020

À peine déconfinés et les Bretons sont repartis dans les placements immobiliers. Si les volumes de transactions sont en baisse, c’est plus en raison de la pénurie de biens, en particulier dans les grandes villes et sur le littoral. Mais les prix, eux, ne s’effondrent pas, font remarquer les notaires dans leur dernière enquête.

Le Covid ? Quel Covid ? C’est la réflexion qui vient en premier lieu quand on écoute les notaires bretons alors qu’ils tenaient ce vendredi 12 juin leur traditionnelle conférence de presse de présentation des chiffres de l’immobilier dans la région. Car au vu de la reprise d’activité engagée tout juste le déconfinement décidé, le 11 mai, c’est un peu comme s’il ne s’était rien passé. « Il n’y a pas d’effets post-covid sur les prix, qui restent stables, et il n’y a pas d’effondrement du marché », constate Maître Damien Ruaud, notaire à Blain (44) et président du Conseil régional des notaires. Le fait que la Bretagne ait été moins touchée par la pandémie explique peut-être la situation.

Retour des prêts relais

Dans la pratique, certaines tendances sont toutefois apparues avec la crise sanitaire. D’abord, les notaires confirment que la maison avec jardin, la proximité avec les écoles et les collèges ou encore l’accessibilité internet sont des critères majoritairement partagés par les acquéreurs. Le Covid a par ailleurs eu un effet accélérateur sur les prises de décision des acheteurs. Comme si, bridés par le confinement, ils se jetaient sur les biens espérés après avoir eu le temps d’analyser le marché pendant deux mois. Illustration de cette frénésie : le retour des prêts relais, pratique qui avait pourtant quasiment disparu.

« Deux tiers des acquéreurs disent se prononcer plus rapidement. Il n’y a plus de réflexion », note Me Ruaud. La pénurie de biens, en particulier à Rennes et Nantes - le prix au m² passe pour la première fois la barre des 3 000 € pour les appartements anciens en Loire Atlantique - explique aussi toujours autant cette tendance. Avec une durée moyenne de propriété passée de 7/8 ans il y a quelques années à 11 ans désormais dans les métropoles. Conséquence : « Ce n’est pas facile de négocier les prix, les vendeurs acceptent moins. Quand le prix correspond aux prix du marché, on ne négocie pas. »

Des banquiers plus exigeants

Côté conditions d’achat, les taux restent toujours relativement bas, même si un tiers des négociateurs sondé par le Conseil régional des notaires a constaté une hausse. « En revanche, les banques sont plus exigeantes sur les qualités de l’acquéreur. 81 % notent qu’elles demandent plus de justificatifs qu’avant. Mais on peut encore emprunter à moins de 2 % sur vingt ans. C’est ce qui permet de stabiliser les prix. »

Sur un an, en Bretagne et Loire Atlantique, si les volumes de transactions ont continué à baisser - différentiel entre l’offre et la demande - les prix, eux, poursuivent leur progression. Seuls les terrains à bâtir connaissent une baisse, mais elle s’explique par la pénurie de foncier dans les villes. Les acquéreurs axent alors leur recherche en périphérie, où les prix sont moins élevés.

La Bretagne étant faite de micro-marchés, on constate une forte disparité entre les acquisitions sur le littoral ou dans les métropoles et les villes dans les terres. Pour ces dernières, la tendance est ainsi à la stabilisation des prix sur le long terme. Dans le Finistère ils ont par exemple retrouvé leur niveau d’avant crise de 2008. Un département, comme le Morbihan, qui bénéficie de l’effet littoral, attirant notamment des Parisiens. Autant d’éléments qui font dire aux notaires que l’activité va se maintenir à un niveau élevé en Bretagne dans les prochains mois.

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